Cuba et sécurité : le guide pratique pour voyager sereinement sur l’île crocodile

Cuba et sécurité : le guide pratique pour voyager sereinement sur l’île crocodile

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29 janvier

Publié le 29 janvier 2026
Dernière mise à jour : 29 janvier 2026

Dans l’imaginaire collectif, Cuba ressemble à une carte postale animée : des enfants qui jouent au baseball dans la rue, des voisins qui discutent depuis leurs balcons et cette impression rare d’un pays où la vie se passe dehors. Ce cliché est très proche de la réalité. L’île reste l’une des destinations les plus sûres pour les touristes, avec un taux de criminalité violente extrêmement bas.

Aujourd’hui, parler de sécurité, c’est surtout parler de préparation. La situation actuelle est un mélange de tranquillité humaine et de défis quotidiens : pénuries, coupures de courant et une gestion monétaire complexe. Pour profiter pleinement du voyage, tu dois comprendre que l’imprévu fait partie de l’ADN de l’île. Un peu d’anticipation te permettra de transformer ces particularités en anecdotes plutôt qu’en obstacles.

Des affiches artistiques représentant Che Guevara et des voitures classiques cubaines sur un mur à La Havane.

Est-ce sécuritaire d’aller à Cuba aujourd’hui ?

Oui, Cuba reste l’une des destinations les plus sûres des Caraïbes et d’Amérique latine pour les voyageurs. Malgré les défis économiques actuels, la sécurité des visiteurs est une priorité absolue et le climat de tranquillité publique demeure exemplaire à travers toute l’île.

Bien que le pays traverse une période marquée par l’inflation et des files d’attente devant les magasins, tu peux marcher dans la plupart des quartiers de La Havane à minuit sans ressentir l’insécurité que tu pourrais éprouver dans d’autres grandes métropoles mondiales. Les crimes graves contre les étrangers sont rarissimes, car le respect de l’invité est ancré dans la culture cubaine, mais aussi parce que les sanctions pour ce type de délits sont extrêmement lourdes.

Cette vigilance constante fait partie intégrante de l’expérience locale. La police est omniprésente, particulièrement dans les zones touristiques comme le centre historique de La Havane, les rues pavées de Trinidad ou les mogotes de Viñales. Cette présence n’est pas oppressante ; elle vise à maintenir un environnement serein pour les visiteurs, qui représentent le poumon économique du pays.

Pour optimiser ton confort, n’oublie pas de choisir la meilleure période pour partir à Cuba. En évitant la saison des ouragans (de fin août à octobre), tu t’assures non seulement un climat idéal mais aussi une plus grande stabilité des services publics. En basse saison, les ressources sont parfois plus limitées, alors qu’en haute saison, l’île déploie toute son énergie pour accueillir les voyageurs dans les meilleures conditions possibles.

Un bâtiment colonial d'un bleu éclatant entouré d'autres façades colorées dans une rue de La Havane, à Cuba.

Le « jineterismo » et les arnaques courantes : savoir dire non

À Cuba, tu rencontreras inévitablement le jinetero. Ce terme, dérivé de « cavalier », désigne des intermédiaires qui cherchent à « monter » le touriste pour en tirer un profit. Ce ne sont pas des criminels, mais des débrouillards souvent très charismatiques qui maîtrisent plusieurs langues. Ils t’aborderont avec une sympathie désarmante (« Where are you from? », « My friend! »). Leur but est de t’orienter vers une casa particular, un restaurant (paladar) ou un vendeur de cigares afin de toucher une commission occulte qui fera gonfler ta facture.

Voici les scénarios classiques auxquels tu dois te préparer :

  • Le festival des cigares imaginaire : c’est l’arnaque la plus courante. Quelqu’un t’aborde en prétendant qu’aujourd’hui est le dernier jour d’une coopérative spéciale où les cigares sont à -50 %. Il t’emmènera dans un appartement privé où tu achèteras des cigares de mauvaise qualité (souvent faits de feuilles de bananier séchées) avec de fausses bagues officielles.
  • Le restaurant fermé : tu as une adresse en tête ? Un passant t’assurera avec aplomb que ce lieu a brûlé, qu’il est en travaux ou fermé pour inventaire. Il te proposera alors « l’endroit préféré des locaux ». Ne le suis pas, vérifie par toi-même.
  • L’arnaque au lait maternisé : une jeune mère t’approche, non pas pour de l’argent, mais pour que tu lui achètes du lait pour son bébé dans une boutique MLC. Touché par sa détresse, tu payes le prix fort. Une fois parti, elle rend le produit au commerçant et récupère une partie de l’argent.

La meilleure réponse reste un sourire poli, une pointe d’humour et un « No, gracias » ferme. Ne te laisse pas emmener par des inconnus, même s’ils sont charmants. Pour tes achats, privilégie toujours les boutiques d’État comme la Casa del Habano ou les magasins officiels des hôtels.

Un groupe de voyageurs WeRoad posant ensemble sous une cabane à Cuba, avec le drapeau cubain et un portrait de Che Guevara en arrière-plan.

Santé et formalités : l’importance de l’assurance et du visa

La sécurité à Cuba repose sur un cadre administratif strict que tu dois respecter avant même de poser le pied sur le tarmac de l’aéroport José Martí. Le gouvernement cubain ne plaisante pas avec les formalités. Tu dois obligatoirement détenir une Tarjeta del Turista (carte de tourisme), que tu peux obtenir via ton agence de voyage ou en ligne. Sans ce précieux sésame, l’entrée te sera refusée.

L’autre pilier indispensable est l’assurance voyage. Elle est obligatoire. Si tu ne peux pas présenter une attestation d’assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement à ton arrivée, tu seras contraint d’en souscrire une sur place, auprès de la compagnie d’État Asistur, souvent plus chère et moins couvrante que les options européennes.

Sur le plan sanitaire, Cuba dispose d’un système à deux vitesses. Les infrastructures pour étrangers, comme la célèbre Clínica Cira García à La Havane, offrent des soins de haute qualité avec un personnel très qualifié. Cependant, sache qu’ils exigent un paiement garanti. Ta carte bancaire doit fonctionner et ton assurance doit pouvoir être contactée immédiatement. Dans la situation actuelle, les médicaments de base (aspirine, antibiotiques, pansements) manquent cruellement dans les pharmacies locales. Prépare une trousse à pharmacie complète :

  1. Désinfectants et pansements.
  2. Traitements contre les troubles intestinaux.
  3. Protection solaire et répulsif anti-moustiques (essentiel contre la dengue).
  4. Tes médicaments habituels en quantité suffisante.

Avant de boucler tes valises, assure-toi d’obtenir ta carte de tourisme pour Cuba et vérifie la validité de ton passeport (qui doit être valable au moins 6 mois après la date de retour).

Un passeport ouvert affichant plusieurs tampons de voyage.

Argent et monnaie : naviguer entre le peso et le marché informel

C’est sans doute le sujet le plus complexe de ton voyage. Cuba vit une dualité monétaire qui peut donner le tournis. Le taux de change officiel (fixé par la banque) est souvent très éloigné du taux de change informel pratiqué dans la rue. Pour toi, cela signifie que si tu retires de l’argent au distributeur (ATM), ton séjour te coûtera trois à quatre fois plus cher que si tu changes tes billets manuellement.

Voici comment gérer ton budget comme un pro :

  • Le cash est ton meilleur ami : apporte l’intégralité de ton budget en espèces (Euros ou Dollars). Les cartes de crédit (non américaines) ne servent qu’en dernier recours ou dans les grands hôtels.
  • Le marché informel : tes hôtes en casas particulares ou les restaurateurs privés te proposeront souvent de changer tes euros à un taux bien plus avantageux que la banque. C’est une pratique courante et tolérée, mais reste discret.
  • Ne change pas tout d’un coup : le peso cubain (CUP) ne peut pas être rechangé en euros à la fin de ton voyage. Change au fur et à mesure de tes besoins.
  • La monnaie MLC : c’est une monnaie virtuelle utilisée dans les magasins d’État pour les produits importés. Tu ne peux l’utiliser qu’avec une carte bancaire internationale.

Garde toujours un œil sur tes billets lors des transactions. Les arnaques au rendu de monnaie (te rendre des pesos alors que tu as payé en euros, ou vice versa) existent. Prends le temps de compter devant le vendeur, sans aucune gêne. En évitant de sortir de grosses liasses en public, tu resteras sous les radars et profiteras de ton voyage sereinement.

Deux voyageurs assis à des tables en plein air avec deux femmes locales en vêtements traditionnels blancs à La Havane.

Sécurité pour les femmes et les voyageurs solo

Voyager seule à Cuba est une expérience enrichissante, car les Cubains sont naturellement protecteurs et sociables. Le sentiment de sécurité est bien plus élevé que dans beaucoup d’autres destinations d’Amérique latine. Cependant, tu feras face aux piropos. Ce sont des interpellations de rue (« Linda », « Reina », « Mi amor »). Bien que cela puisse être perçu comme du harcèlement dans d’autres cultures, à Cuba, c’est une habitude sociale profondément ancrée. Ignorer ces remarques avec indifférence est la méthode la plus efficace ; les hommes n’insistent généralement pas si tu ne réponds pas.

La nuit, les règles de prudence élémentaires s’appliquent. La Havane est une ville sombre car l’éclairage public est parfois défaillant. Privilégie les axes principaux et évite les quartiers excentrés que tu ne connais pas. Si tu sors danser la salsa au 1830 ou à la Casa de la Musica, utilise l’application La Nave (le Uber cubain) pour rentrer. C’est plus sûr et les prix sont fixés à l’avance.

Un conseil d’ami : loge en casa particular. Tes hôtes deviendront tes meilleurs alliés. Ils veilleront sur toi, te donneront les meilleurs conseils sur les quartiers à éviter et pourront même appeler un taxi de confiance pour tes déplacements nocturnes. Ce lien humain est ta meilleure assurance vie sur l’île.

Une voiture classique orange circulant dans une rue bordée de bâtiments coloniaux colorés à La Havane.

Faire face aux coupures d’électricité et aux pénuries

Les apagones (coupures de courant) sont devenus fréquents à cause des difficultés d’approvisionnement en carburant. Ces coupures peuvent durer quelques heures, souvent en fin de journée. Si tu loges dans un grand hôtel, le générateur prendra le relais. Dans une casa particular, tu te retrouveras peut-être à dîner à la lueur des bougies. Loin d’être un danger, c’est un moment de partage : les Cubains sortent dans la rue pour chercher la fraîcheur, on discute, on joue aux dominos.

Pour que ces moments restent agréables, sois prévoyant dans ton sac à dos :

  • Une lampe frontale pour circuler dans les rues sombres ou lire pendant une coupure.
  • Une batterie externe (powerbank) de haute capacité pour garder ton téléphone chargé.
  • Des snacks énergétiques (barres de céréales, chocolat, fruits secs) car l’offre alimentaire dans les magasins peut être très limitée.

Ne vois pas ces pénuries comme une fatalité, mais comme une occasion de déconnecter. À Cuba, quand il n’y a plus de lumière, il reste toujours la musique et la conversation. C’est cette résilience qui rend le peuple cubain si fascinant.

Pourquoi l’aventure cubaine est plus sereine en petit groupe

Cuba est une île aussi sublime que complexe. Si son caractère fait tout son charme, organiser ton départ seul peut s’avérer délicat. La solution idéale ? Partir avec un groupe d’amis et un expert local qui connaît parfaitement le terrain. Tu profites ainsi de chaque instant, des sessions de salsa improvisées aux balades en voitures vintage.

Selon tes envies, choisis l’aventure qui te ressemble :

  • L’immersion totale : opte pour un voyage organisé à Cuba pour partir l’esprit tranquille avec l’itinéraire Cuba 360. C’est le choix idéal pour explorer l’île dans toute sa diversité, de Viñales au sud.
  • L’équilibre parfait : rejoins un circuit de groupe à Cuba en toute sécurité avec le tour Havana & Varadero. Un concentré de culture et de plages de sable blanc.

Il ne te reste plus qu’à parcourir nos itinéraires de groupe à Cuba pour choisir ton escale. En partant accompagné, tu t’offres la liberté de découvrir une île authentique et d’accéder aux secrets les mieux gardés des locaux.

Un selfie de groupe de voyageurs WeRoad dégustant des noix de coco et fumant des cigares sous une cabane à Cuba.
WeRoad Team
Written by WeRoad Team