Publié le 2 février 2026
Dernière mise à jour : 2 février 2026
Surnommée les « Maldives de l’Europe », l’Albanie n’est plus un secret bien gardé, mais ses 450 km de côtes cachent encore des joyaux hors du temps. Pour les voyageurs comme toi, 2026 est l’année charnière : l’ouverture du nouvel aéroport de Vlorë s’apprête à transformer l’accès aux criques les plus isolées. C’est donc le moment idéal pour explorer cette terre de contrastes avant que son visage ne change.
Le littoral albanais se divise en deux univers bien distincts qui sauront te séduire selon tes envies. Au Nord, l’Adriatique t’accueille avec de vastes étendues de sable fin et des eaux peu profondes, parfaites pour une détente absolue. C’est le royaume de la douceur, notamment vers Velipojë ou Durrës, où la mer semble t’inviter à de longues marches les pieds dans l’eau.
En descendant au Sud, la Riviera ionienne dévoile un décor radicalement plus sauvage et spectaculaire. C’est ici que tu découvriras les falaises abruptes du pays surplombant des eaux turquoise et cristallines qui atteignent 25 °C en août. Si tu cherches les véritables perles de cette région, tes pas te mèneront forcément vers Ksamil et sus îles, l’ambiance branchée de Dhërmi, ou encore la crique confidentielle de Gjipe, nichée au creux d’un canyon.
Que tu préfères les lagunes sablonneuses ou les criques de galets secrètes, prépare-toi à découvrir un paradis encore authentique.

La riviera albanaise : le paradis turquoise de la mer Ionienne
La Riviera albanaise est devenue le visage le plus emblématique du pays. Cette bande de côte, qui s’étire de Vlorë à Sarandë, concentre une densité de paysages presque irréelle où les montagnes plongent dans la mer sans transition. Ici, la roche claire contraste avec un bleu profond qui mute selon l’heure, le vent e la saison.
La route qui longe ce littoral est une aventure en soi. Rien n’y est rectiligne : tout serpente, grimpe et redescend. Ton rite d’entrée sera le passage par le col de Llogara. Tu monteras longtemps entre les pins et les vendeurs de miel local sans apercevoir l’eau, jusqu’à ce que la descente s’ouvre d’un coup sur la mer Ionienne. C’est le genre de vision qui impose le silence à tout un groupe. Pour profiter de cette magie en toute sérénité, ton meilleur allié sera le timing : privilégie juin et septembre per un équilibre parfait entre météo radieuse et tranquillité.
Ksamil : les Caraïbes de l’Europe face à Corfou
Ksamil est sans doute la destination la plus photographiée du pays, mais aussi la plus clivante. Avec ses trois îlots verdoyants accessibles en kayak et son eau laiteuse, elle offre un spectacle éblouissant avec Corfou en toile de fond. Si tu y vas tôt le matin, tu découvriras une plage paisible où la mer est immobile, presque irréelle.
Cependant, sois lucide : dès la fin de matinée, le site sature. Les transats se multiplient et l’ambiance devient électrique. Pour en profiter, deux options s’offrent à toi : venir à l’aube pour repartir avant la foule, ou t’en éloigner légèrement. À quelques kilomètres de là, la plage de Pulëbardha offre une alternative plus brute. Encaissée entre des falaises claires, l’eau y est plus profonde et l’espace nettement moins saturé. On y perd peut-être un peu en confort, mais on y gagne énormément en sérénité.

Gjipe Beach : la crique sauvage au bout du canyon
Gjipe ne se donne pas facilement, et c’est tant mieux. Pour l’atteindre, tu devras laisser ta voiture sur un parking poussiéreux et entamer une marche de 30 minutes au cœur d’un canyon étroit et spectaculaire.
Une fois en bas, le choc visuel est total : une langue de galets clairs et une eau limpide encadrée par des parois rocheuses massives. Notre conseil : viens équipé. Prévois de l’eau en quantité, des chaussures fermées (oublie les tongs pour la descente !) et une protection solaire efficace. Ici, rien n’est pensé pour la facilité, mais c’est précisément ce qui fait de Gjipe l’une des expériences balnéaires les plus marquantes du pays. On n’y vient pas par hasard ; on y reste parce qu’on a choisi l’authenticité.
La côte adriatique : sable fin et détente au rythme local
Passer de la mer Ionienne à l’Adriatique, c’est changer d’atmosphère presque sans s’en rendre compte. Le relief s’adoucit, les routes deviennent plus droites et le paysage se fait plus lisible. Sur ce littoral, les plages s’élargissent et la mer devient plus prévisible, avec une pente douce qui t’invite à rester longtemps dans l’eau sans jamais perdre pied.
À Durrës, la côte s’étire sur des kilomètres sans rupture. Tu y trouveras du sable fin et des eaux peu profondes, souvent plus chaudes que dans le sud, ce qui en fait la zone préférée des familles albanaises. La plage n’est pas un lieu à part, c’est le cœur de la vie locale : entre les cafés qui se succèdent et les vendeurs ambulants de maïs grillé, tu plongeras directement dans le quotidien du pays.
Plus au nord, Velipojë offre une expérience encore plus ouverte. Les plages y sont immenses et, hors saison, elles offrent une sensation de liberté absolue. Entre les dunes façonnées par le vent et les pinèdes qui filtrent le bruit, c’est l’endroit idéal pour de longues marches tranquilles. Enfin, pour une parenthèse hors du temps, fais un détour par la lagune de Narta, près de Vlorë. Emprunte la passerelle en bois jusqu’à l’île de Zvërnec pour découvrir son monastère orthodoxe caché sous les pins. La lumière de fin de journée y est saisissante, presque irréelle.

Est-ce que la mer est chaude en Albanie : météo et baignade
La température de l’eau en Albanie dépend de la saison, mais aussi de la mer que tu choisiras. Une crique encaissée au sud n’offrira pas la même sensation qu’une grande étendue ouverte sur l’Adriatique, même si le thermomètre affiche la même valeur.
De mai à octobre, la baignade est possible sans aucune difficulté. En mai, l’eau tourne autour de 19°C : c’est rafraîchissant, surtout côté Ionienne, où l’entrée demande parfois un petit effort mental. En juin, elle dépasse les 21°C et devient bien plus confortable. Le pic arrive en juillet et août, avec des températures oscillant entre 24 et 26°C. À cette période, les eaux de l’Adriatique peuvent même sembler presque tièdes. En octobre, l’eau redescend autour de 20°C, restant très agréable pour ceux qui aiment les entrées franches suivies d’une vraie sensation de fraîcheur.
Les différences entre la mer Adriatique et la mer Ionienne sont nettes et perceptibles dès le premier plongeon. L’Adriatique chauffe plus vite, reste peu profonde sur de longues distances et rassure les nageurs occasionnels. L’Ionienne, plus ouverte et plus profonde, offre une eau souvent plus fraîche, mais aussi plus claire, avec une visibilité qui transforme chaque baignade en exploration silencieuse.
Les perles cachées pour fuir la foule
Dénicher des plages secrètes en Albanie demande un peu de curiosité. Ce n’est pas toujours la distance qui fait la différence, mais l’attention que tu porteras aux détails : une route secondaire, un sentier à peine tracé ou un nom murmuré par un habitant.
- Gjiri i Akuariumit : cette crique minuscule porte bien son nom. Coincée entre Livadhi et Jale, elle est presque invisible depuis la route. Avec son eau cristalline et ses poissons visibles dès les premiers mètres, c’est un véritable aquarium naturel. L’accès se fait à pied, sans indication claire, ce qui limite naturellement la foule.
- Porto Palermo : ici, tu plongeras dans un mélange singulier de baignade et d’histoire. Le château d’Ali Pacha domine cette baie fermée et théâtrale. Tu nageras sous des murs chargés de récits, non loin des anciens tunnels de sous-marins de l’époque communiste.
- Borsh : Avec ses 7 kilomètres de plage, c’est l’endroit où tu trouveras toujours de l’espace. Même en plein mois d’août, il te suffit de marcher quelques minutes pour dénicher un coin tranquille. C’est la plage idéale si tu cherches simplement à respirer et à profiter de l’horizon.

Logistique, réalités et petits chocs culturels du littoral
Voyager le long de la côte albanaise demande une certaine souplesse et un goût pour l’imprévu. Il faut être prêt : les routes peuvent passer d’un goudron impeccable à une piste dégradée sans prévenir, rendant les temps de trajet souvent plus longs que prévu. Ici, les horaires sont une notion approximative, mais c’est aussi ce qui fait le charme du voyage.
La plage, en Albanie, est avant tout un espace social. On y mange, on y parle fort et on y passe la journée entière. Les familles locales arrivent souvent équipées de glacières, de tables pliantes et de festins faits maison. La notion de « plage silencieuse » est donc relative, mais c’est précisément ce qui rend l’expérience authentique. Rien n’est aseptisé, rien n’est parfaitement réglé. Ce séjour balnéaire abordable repose sur cet équilibre fragile entre accessibilité et spontanéité : un luxe qui devient rare en Europe.
Ton aventure au bord de l’eau n’attend plus que toi
Entre l’énergie vibrante des beach clubs de Dhërmi et le silence brut de la crique de Gjipe, l’Albanie t’offre un contraste permanent qu’il est rare de trouver ailleurs en Méditerranée. C’est un pays qui se vit intensément, où chaque piste côtière et chaque crique secrète racontent une histoire différente.
Naviguer entre ces paysages sauvages et dénicher des spots accessibles uniquement par bateau prend une tout autre dimension lorsque tu partages l’aventure avec une communauté de voyageurs. C’est dans l’échange et la découverte collective que l’Albanie révèle son véritable caractère. Partir à plusieurs, c’est s’assurer de ne rien manquer des meilleurs secrets du littoral tout en créant des souvenirs forts avec d’autres passionnés.
Prêt à explorer ces terres entre deux mers ? C’est le moment idéal pour découvrir nos voyages de groupe en Albanie et vivre une immersion totale au cœur de la Riviera.
